Surveillance de la qualité de l'air dans 25 parkings à travers l'UE pour Interparking

Interparking

Les parkings souterrains ont généralement un impact négatif sur la qualité de l'air. Moteurs en marche dans des espaces clos, ventilation naturelle limitée et accumulation constante de particules et de gaz d'échappement pendant les heures d'ouverture : autant de facteurs qui contribuent à ce problème. Interparking, l'un des plus grands opérateurs de parkings en Europe, souhaitait remédier à cette situation. Son projet ' Un poumon pour la ville ', lancé en 2019, visait à comprendre la qualité de l'air à l'intérieur de ses parkings et à prendre des mesures correctives. Pendant deux ans, Airscan a testé plus de 25 parkings souterrains en Belgique, en France, en Italie et aux Pays-Bas, en combinant diagnostic, surveillance permanente et améliorations ciblées afin d'aider Interparking à anticiper les normes en vigueur et le durcissement de la réglementation.

Le résumé

Interparking avait besoin d'une évaluation rigoureuse et multisite des concentrations de particules fines dans l'ensemble de son portefeuille européen, d'une évaluation des unités de purification d'air qu'elle déployait dans le cadre de l'initiative « Un poumon en ville », et d'une base pour améliorer l'efficacité du système de ventilation sur l'ensemble du réseau.

Ce que nous avons fait

Airscan a déployé des équipements de surveillance dans plus de 25 parkings souterrains répartis dans quatre pays, mesurant les concentrations de PM1, PM2,5 et PM10, principal objectif du projet « Un poumon en ville ». Dans le cadre de la campagne belge – couvrant sept sites à Bruxelles, Gand, Anvers, Namur et Bruges – Airscan a mené des campagnes de surveillance prolongées pendant la majeure partie de l'année 2023, les données étant collectées aux heures de pointe (de 8h00 à 22h00) afin de garantir que les résultats reflètent l'exposition réelle des visiteurs et des employés. Les paramètres mesurés sur ces sites incluaient non seulement les particules, mais aussi le dioxyde de carbone, les composés organiques volatils légers et le dioxyde d'azote, permettant ainsi de dresser un tableau précis du comportement des différents polluants dans les différents environnements des parkings tout au long de la journée. Lorsque les données de surveillance ont révélé des inefficacités de ventilation sur l'ensemble du réseau européen, l'analyse d'Airscan a permis d'apporter des améliorations directes aux performances du système. Plusieurs parkings ont ensuite été équipés de dispositifs de purification d'air du projet « Un poumon en ville » afin de réduire davantage l'exposition aux particules fines dans les sites les plus touchés.

Comment ça marche

La qualité de l'air des parkings suit un cycle quotidien prévisible : le dioxyde d'azote et les particules fines s'accumulent le matin et l'après-midi, au moment du pic de circulation, puis diminuent en soirée lorsque l'activité baisse et que la ventilation a le temps de se rétablir. Les mesures effectuées pendant les heures d'ouverture, ainsi que le suivi de l'évolution des concentrations tout au long de la journée, permettent d'obtenir des données représentatives de l'exposition réelle, et non une moyenne statistique qui lisse les périodes de forte concentration. La surveillance simultanée sur des dizaines de sites permet également des comparaisons pertinentes entre les parkings : quels sites gèrent le mieux l'accumulation de particules fines, où la ventilation fonctionne correctement et où les technologies de purification ont un impact mesurable.

Résultats

Sur l'ensemble des sites belges, les concentrations de CO₂ et de COV légers sont restées inférieures aux seuils établis. Concernant les particules fines, les données de Bruxelles 2-Portes ont montré une baisse des concentrations de PM2,5 entre 2021 et 2022, qui s'est maintenue jusqu'en 2023 – une tendance attribuable en partie aux mesures d'amélioration mises en œuvre durant cette période. Sur tous les sites belges, les concentrations de PM10 sont restées conformes aux normes en vigueur. Les données de surveillance ont également permis d'identifier les domaines où la poursuite des efforts de traitement de la qualité de l'air serait la plus déterminante : les PM2,5 constituent la fraction particulaire la plus directement liée aux impacts sur la santé, et la législation européenne sur la qualité de l'air évolue progressivement vers les seuils plus stricts fixés par l'OMS, faisant de la réduction des PM2,5 l'objectif prioritaire du réseau. La même logique s'applique au dioxyde d'azote, où de nouveaux indicateurs de l'UE, notamment des mesures d'exposition moyennes sur trois ans, devraient définir les exigences de conformité jusqu'en 2030. L'investissement d'Interparking dans la surveillance continue du réseau européen lui permet de suivre efficacement les performances par rapport à ces normes en constante évolution et de réagir de manière proactive face au durcissement du cadre réglementaire.

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