Protéger les enfants de la pollution atmosphérique à l'école

Les enfants sont les plus vulnérables aux forces invisibles de la pollution urbaine. À Bruxelles, les fumées de la circulation compromettent la sécurité de centaines d'écoles, exposant quotidiennement des milliers d'élèves à des niveaux dangereux de NO₂ et de PM2.5. Cet article examine les risques critiques pour la santé de la pollution dans les écoles et présente des solutions actionnables et soutenues par la science - des changements de politique à l'échelle de la ville à l'approche A.I.R. d'Airscan basée sur les données - pour s'assurer que notre prochaine génération respire plus facilement.

En 2013, Ella, 9 ans, originaire de Londres, est décédée d'une crise d'asthme causée par la pollution atmosphérique liée au trafic, devenant ainsi la première personne dont le décès est officiellement imputable à la pollution atmosphérique. Son histoire a permis de sensibiliser le public aux graves conséquences de la pollution urbaine sur la santé, en particulier celle des enfants.

Malheureusement, dans des villes comme Bruxelles, des milliers d'enfants sont confrontés chaque jour à des risques similaires en raison de la circulation intense et de la mauvaise qualité de l'air.

Comment les enfants sont-ils exposés à la pollution atmosphérique à l'école ?

Dans une ville, il existe différentes sources de pollution, mais la circulation est l'une des principales. La pollution provenant de la circulation est un mélange complexe de substances dangereuses et répandues.

Les voitures, les bus et les camions rejettent des polluants tels que

  • Dioxyde d'azote (NO2)
  • Particules fines (PM2.5)
  • Monoxyde de carbone

Dans le monde entier, les enfants sont exposés inconsciemment tout au long de leur journée à l'école. Cette exposition invisible peut entraîner de graves problèmes de santé et, dans certains cas, comme celui d'Ella, s'avérer fatale pour nos enfants.

Pourquoi les enfants sont-ils plus exposés ?

Pour différentes raisons, les enfants sont plus vulnérables que les adultes aux effets négatifs de la pollution atmosphérique :

  • Physiologie : Ils respirent plus vite, inhalent plus d'air - et donc plus de polluants - proportionnellement à leur poids corporel.
  • Développement : Leur métabolisme se développe encore et est plus faible. Une exposition précoce à des substances dangereuses peut avoir des effets à long terme sur leur système immunitaire et respiratoire.

Selon certaines recherches, une exposition prolongée à des niveaux élevés de NO2 peut contribuer au développement de différents problèmes de santé, en particulier les infections respiratoires et l'asthme.

D'autres études ont montré que l'exposition aux les particules (PM) peuvent être à l'origine de maladies cardiovasculaires ou même de cancers. Lorsque des particules sont inhalées, elles peuvent être adsorbées par les tissus et pénétrer profondément dans les poumons, voire dans la circulation sanguine. Pour les enfants qui grandissent dans des environnements urbains pollués, ces risques sanitaires peuvent avoir des conséquences à vie.

Faits et chiffres : La situation à Bruxelles

Bruxelles est l'une des régions les plus densément peuplées de Belgique et connaît un trafic particulièrement dense aux heures de pointe. On estime que près de 500 000 voitures circulent chaque jour dans la région de Bruxelles-Capitale, qui représente environ 8% de tous les véhicules du pays.

De nombreuses écoles sont situées à proximité de routes principales ou d'intersections, et les parents conduisent souvent leurs enfants à l'école, amenant la pollution juste à l'entrée de l'école. Une étude réalisée en 2022 par Les Chercheurs d'Air, Bruxelles Environnement, et Bloomberg Philanthropies a montré que :

  • 622 écoles dépassent la limite de NO₂ de l'OMS (10 μg/m³).
  • 121 écoles (~20%) ont des niveaux 2 à 3 fois plus élevés que cette limite.

Cela signifie que les enfants sont exposés à une pollution dangereuse dans des environnements qui sont censés être sûrs et nourrissants pendant certains des moments les plus importants de la journée, comme lorsqu'ils vont à l'école le matin et lorsqu'ils la quittent l'après-midi.

Que fait-on ?

Face à ce défi et dans le but de réduire la pollution dans la ville, Bruxelles a mis en œuvre plusieurs stratégies pour améliorer la qualité de l'air urbain.

Zone à faibles émissions (LEZ)

La LEZ limite la circulation des véhicules les plus polluants, en particulier les vieilles voitures diesel. Depuis son introduction, Les niveaux de NO₂ sur les grands axes routiers ont baissé d'environ 30%, montrant que de telles mesures peuvent être efficaces.

Rues de l'école

“Les ”rues scolaires" qui sont fermées à la circulation automobile aux heures de dépose et de reprise des enfants - et parfois toute la journée - créent des espaces plus sûrs, plus silencieux et plus propres pour les enfants.

  • Actuellement, seuls les 9% des écoles de Bruxelles bénéficier de ce système, même si jusqu'à 70% pourraient l'adopter avec un soutien adéquat.
  • Ces zones contribuent également à réduire les émissions de NO₂ et de PM2.5 jusqu'à 30%.

L'écologisation urbaine

La plantation d'arbres, de haies et de murs verts permet de filtrer les polluants, de rafraîchir les zones urbaines et d'absorber le CO₂. Bien qu'elles ne constituent pas une solution complète, les initiatives d'écologisation contribuent de manière significative à la création d'environnements scolaires plus sains.

Que pouvez-vous faire ?

S'il est essentiel de changer les politiques, vous pouvez aussi contribuer à assainir l'air autour des écoles !

  • Transport actif : Se rendre à l'école à vélo ou à pied réduit les émissions et le trafic tout en améliorant la santé des enfants en encourageant l'activité physique.
  • Covoiturage : Le partage des trajets vers l'école réduit le nombre de véhicules sur la route, ce qui diminue les embouteillages et la pollution de l'air, tout en permettant aux enfants de se rendre en toute sécurité à l'école.
  • Plaider en faveur de la législation : Demander plus de rues scolaires, des réglementations LEZ plus strictes et un financement gouvernemental pour des infrastructures plus propres.
  • Éduquer les enfants : La sensibilisation dans les écoles contribue au développement d'une génération consciente de l'environnement et qui agit.

La pollution atmosphérique est un ennemi invisible qui pourrait affecter la santé de nos enfants à long terme. L'histoire d'Ella n'est qu'un exemple de la gravité de la situation. En agissant, nous pouvons créer un environnement plus sain et plus sûr pour nos enfants.

Comment nous aidons : Le programme Air pur pour les écoles

Grâce à la De l'air pur pour les écoles Airscan propose un parcours de bout en bout, du diagnostic à l'amélioration mesurable, adapté aux environnements scolaires.

L'approche A.I.R.

1. Analyser Nous déployons des capteurs intérieurs/extérieurs pour mener des campagnes courtes et longues de recherche de particules, de composés chimiques et biologiques. Nous nous appuyons sur un réseau de 300+ appareils afin de tenir compte des pics de fréquentation scolaire et de l'infiltration de la pollution.

2. Améliorer Des actions ciblées et une ventilation intelligente permettent généralement d'obtenir environ 20% économies d'énergie tout en réduisant l'exposition aux heures d'arrivée, de récréation et de ramassage. Ce système est extensible d'une simple salle de classe à l'ensemble du campus.

3. Rapport Nous fournissons des tableaux de bord en temps réel pour les enseignants et les équipes, des visualisations pour les parents et les municipalités, et une documentation conforme aux normes de qualité de l'air de l'OMS et de l'Union européenne pour garantir la transparence et le respect de l'environnement.

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