L'exposition quotidienne à la pollution atmosphérique affecte notre santé. Si certaines sources de pollution sont difficiles à éliminer, les choix que nous faisons à la maison peuvent contribuer significativement à améliorer la qualité de l'air, tant au niveau local que régional. Du système de chauffage aux méthodes de cuisson, en passant par l'emplacement du domicile, certaines décisions ont un impact mesurable sur les niveaux de pollution et la santé publique.
Cet article examine comment les ménages contribuent à la pollution de l'air, ce qui rend une maison plus “ saine pour l'air ” et comment des choix durables peuvent également réduire les coûts énergétiques.
Qu'est-ce qui pollue notre air ?
Lorsqu'on aborde la question de la qualité de l'air extérieur, deux polluants sont particulièrement importants : les particules fines (PM) et le dioxyde d'azote (NO₂). Ces polluants atteignent souvent des concentrations élevées dans les zones urbaines densément peuplées, dépassant parfois les valeurs guides européennes.
Des niveaux élevés de PM et de NO₂ sont liés à des problèmes de santé tels que l'asthme, les maladies respiratoires et les maladies cardiovasculaires.

D'où proviennent ces polluants ?
L'un des principaux facteurs contribuant à la pollution de l'air liée aux habitations est chauffage domestique. Le chauffage résidentiel représente environ 731 TP3T d'émissions de PM₂.₅ dans l'UE et environ 331 TP3T d'émissions de NO₂.
Les différents systèmes de chauffage présentent des profils de pollution très différents. Les classements basés sur le type de combustible et la technologie mettent en évidence les options qui génèrent les plus faibles émissions de particules fines (PM) et de NO₂.

Les principaux points à retenir sont les suivants :
- Le chauffage électrique alimenté par des énergies renouvelables (comme le solaire ou l'éolien) est l'option la plus propre.
- Les poêles à granulés sont plus performants que les systèmes de chauffage au bois traditionnels, mais ils émettent tout de même des polluants.
- La combustion du bois est une source majeure de pollution particulaire, responsable de jusqu'à 851 TP3T d'émissions de PM domestiques dans certaines régions.
- Le fioul domestique est l'option la plus polluante et est progressivement abandonné dans toute la Belgique.

Au-delà du chauffage : autres facteurs domestiques
Le chauffage n'est pas le seul facteur contribuant à la pollution de l'air.
- Trafic La pollution atmosphérique est une source importante de NO₂ dans les villes, ce qui rend le lieu de résidence crucial. L'accès aux transports en commun, aux infrastructures cyclables et aux services d'autopartage peut réduire considérablement ces émissions.
- méthodes de cuisson C'est important. La cuisson par induction produit moins de NO₂ que les cuisinières à gaz et s'inscrit mieux dans les stratégies domestiques à faibles émissions.
- Isolation et fenêtres Réduire la consommation d'énergie et les émissions. Des matériaux comme la laine de verre ou l'isolation en chanvre, associés à des fenêtres performantes, améliorent les scores EPC/PEB et augmentent la valeur du bien immobilier.
Ce que fait la Belgique : réglementation et subventions
La Belgique élimine progressivement les systèmes de chauffage polluants, selon des politiques variables d'une région à l'autre :
- Flandres : L'installation de nouvelles chaudières au fioul est interdite, sauf en cas d'impossibilité de raccordement au gaz. Après 2025, les nouveaux bâtiments ne pourront plus être raccordés au réseau de gaz.
- Wallonie : Les chaudières au fioul seront interdites à partir de 2025, suivies des chaudières à gaz en 2035.
- Bruxelles: Les chaudières au fioul domestique seront interdites à partir de 2025, avec une suppression totale prévue d'ici 2035. Les chaudières à gaz restent autorisées pour le moment.
Des subventions sont disponibles pour faciliter la transition :
- Flandres : MijnVerbouwPremie
- Wallonie : Subventions régionales et les prêts à taux d'intérêt faible ou nul
- Bruxelles: Subventions de rénovation (sous réserve de modifications de la politique)
Des gestes simples qui font la différence
De petits changements dans les habitudes domestiques peuvent, collectivement, améliorer la qualité de l'air :
- Réduisez la combustion du bois, en particulier pour les usages non essentiels.
- Baissez le chauffage lorsque vous êtes absent et fermez les rideaux la nuit
- Utilisez les transports en commun au lieu de conduire pour réduire les émissions de NO₂.
- Ajoutez de la verdure autour de la maison pour aider à disperser les polluants.
Ces actions sont abordables, pratiques et bénéfiques à l'échelle communautaire.
Airscan : surveillance et amélioration de la qualité de l'air
Chez Airscan, nous surveillons et améliorons la qualité de l'air grâce à des capteurs de pointe et à l'analyse des données. Nos travaux comprennent des initiatives de cartographie de la qualité de l'air urbain, telles que : Villes pures, ainsi que certification des bâtiments écologiques et contrôle intelligent de la ventilation.
En suivant en temps réel les polluants comme les PM et le NO₂, nous contribuons à de meilleures décisions pour des environnements plus sains et sensibilisons le public grâce à la visualisation des données, aux rapports et à l'éducation.
Conclusion : vous pouvez changer les choses
Les choix domestiques ont leur importance. En optant pour des systèmes de chauffage plus propres, en améliorant l'isolation, en choisissant des méthodes de cuisson à faibles émissions et en réduisant l'utilisation de la voiture, chacun peut contribuer à une meilleure qualité de l'air extérieur. Grâce au renforcement des réglementations et aux aides financières disponibles, améliorer la qualité de l'air est de plus en plus accessible et bénéfique pour la santé et les coûts à long terme.